Strengthening Resilience in the Face of Economic Challenges

As the DRC faces a volatile security environment and a tight fiscal outlook, ACB member banks are reinforcing their resilience — maintaining operational stability while supporting broader economic recovery efforts.

La Première ministre congolaise Judith Suminwa a présenté mardi 18 novembre le projet de loi de finances à l’Assemblée nationale Dans un contexte sécuritaire toujours volatile, notamment dans l’est du pays, le gouvernement affiche une priorité nette : 30 % du budget sera consacré aux forces de défense et de sécurité, un niveau inédit.

Publié le : 19/11/2025 – 16:15Modifié le : 20/11/2025 – 06:24

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Des soldats de la Garde républicaine de la République démocratique du Congo marchent dans les rues de Kinshasa le 1er mars 2025. (illustration)
Des soldats de la Garde républicaine de la République démocratique du Congo marchent dans les rues de Kinshasa le 1er mars 2025. (illustration) © Hardy Bope / AFP

Par :RFISuivre

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« Le gouvernement, sous le leadership du commandant suprême des forces armées de notre pays, demeure fermement déterminé à récupérer chaque portion du territoire national passée entre les mains de l’ennemi », a déclaré Judith Suminwa devant les députés de la RDC. Elle a expliqué que la priorité est de mieux équiper l’armée, renforcer la logistique et améliorer la prise en charge des forces.

Cette démarche s’inscrit dans un projet plus large qui s’étend jusqu’en 2028 et comprend notamment la formation des militaires, la spécialisation et le perfectionnement des troupes, des officiers, des sous-officiers, ainsi que des instructeurs et formateurs militaires. Elle englobe également la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures militaires.

Il est également prévu l’intensification des opérations militaires ciblées contre les groupes armés, pour ce qui concerne la sécurité intérieure.

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La tendance à accorder une part croissante au secteur sécuritaire n’est pas nouvelle : la défense, la sécurité publique et la justice représentaient déjà 13,12 % du budget 2025, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.

Mais cette augmentation n’a pas suffi : la persistance du conflit armé a lourdement pesé sur l’exécution budgétaire et exigé des ressources supplémentaires pour financer des dépenses exceptionnelles de sécurité, alors même que les combats se poursuivent malgré les avancées des pourparlers de paix.

Quelle place pour les dépenses d’investissement

Selon les autorités congolaises, il ne devrait pas y avoir de grands changements dans l’équilibre du budget. Elles prennent l’exemple de l’année 2025. Elles reconnaissent des dépassements liés aux dépenses exceptionnelles de sécurité, mais elles affirment que cette hausse a été en partie compensée : d’abord grâce à des économies sur le train de vie de l’État, ensuite grâce à une bonne collecte de recettes. Une position confirmée par le FMI.

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Pour 2026, le gouvernement congolais se veut tout aussi rassurant. Il dit qu’il n’y aura pas de conséquences sur les autres secteurs, notamment parce que notamment le budget général est revu à la hausse : près de 16 % de plus par rapport à 2025.

Sur le papier, les dépenses d’investissement progressent aussi. Elles concernent notamment des projets sociaux et porteurs de croissance.  Elles représentent 36 % du budget général.

Mais pour comprendre, il ne faut pas regarder uniquement les prévisions. Il faut observer l’exécution. Au début de 2025, les dépenses d’investissement étaient estimées à près de 22 000 milliards de francs congolais. Selon un rapport du ministère du Budget, en cette fin d’année, elles ne sont plus espérées qu’à environ 14 000 milliards. C’est une baisse d’environ 35 %.

Et pendant que les investissements reculent, les dépenses de fonctionnement des institutions, autre poste de dépenses budgétivores, elles, explosent.